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Prairie Swine Centre is an affiliate of the University of Saskatchewan


Prairie Swine Centre is grateful for the assistance of the George Morris Centre in developing the economics portion of Pork Insight.

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GESTION DES FUMIERS/LISIERS

Posted in: French Articles by admin on January 1, 2007 | No Comments

LA GESTION DES FUMIER/LISIER DANS LE BÂTIMENT
La réduction d’odeurs et d’émissions de gaz du fumier/lisier entreposé dans un bâtiment peut être obtenue
par l’utilisation de différents additifs, des manipulations de la diète et différents designs et systèmes de
gestion des fumiers/lisiers. Les informations données traitant de ces aspects de la gestion des
fumiers/lisiers peuvent être consultées dans les chapitres Odeurs, Valeurs nutritives et Émissions et ne
seront pas répétées ici.
LA LITIÈRE PROFONDE
BPR (1994) ont rapporté que la litière profonde ou accumulée de 70 cm dans les bâtiments de croissancefinition
présente une alternative pour réaliser une gestion des lisiers sous forme solide. Si on considère
trois cycles de production sur la même litière, le volume total de fumier/litière à gérer est diminué de 75%
comparativement à une gestion sous forme liquide (lisier). De plus, si on considère le bien-être et les
performances de l’animal, ces systèmes sont très performants (Nicks et al. 1995, Matte 1993). Toutefois
les niveaux de bactéries et de moississures dans le bâtiment sont plus élevés et peuvent avoir des effets à
long terme sur la santé humaine (Lavoie et al., 1995). La litière présente aussi un désavantage
environnemental par des pertes importantes en N libéré sous forme de NH3 et particulièrement sous forme
d’oxyde nitreux (NO, N2O). Toutefois les émissions totale s d’odeurs sont moindres avec un tel système
(Voorburg 1994; BPR 1994; CRIQ et al. 1994). Un brassage régulier de la litière doit être fait de manière
mécanique ou manuelle pour enfouir les fèces et aérer la litière. Cette opération est nécessaire pour
maintenir de bonnes conditions de compostage mais augmente le nombre d’heures de travail par porc
produit. Dépendant de la disponibilité du matériel organique (paille ou sous produits du bois), le coût de
la litière peut varier considérablement (BPR, 1994).
RÉDUCTION DES VOLUMES DE LISIER
Comme mentionné précédemment, les systèmes de litière profonde contribuent à la réduction des
volumes de lisier. Pour attendre ce même objectif d’autres moyens peuvent être considérés comme par
exemple une réduction de l’utilisation de l’eau dans le bâtiment. Selon Brooks (1994), des porcs en
croissance-finition peuvent gaspiller jusqu’à 60% de l’eau provenant des tétines d’abreuvement. Si les
besoins en eau des porcs et le gaspillage potentiel provenant des abreuvoirs sont considérés, une quantité
significative d’eau se retrouve directement de la porcherie à la structure d’entreposage. Ce volume
additionel doit être entreposé et doit aussi être appliqué au sol. Si des valeurs moyennes de matières
fertilisantes et non des résultats provenant d’analyses de lisier sont utilisées pour définir les superficies
nécessaires à l’épandage, les taux d’applications peuvent s’avérer être incorrects. Dans le cas où le lisier
est très dilué plus de terre que nécessaire peut être couverte pour disposer du volume total. Différentes
actions peuvent être prises pour réduire le gaspillage en eau et ainsi réduire le volume total de lisier.
Lorsque de nouveaux équipements sont choisis pour l’abreuvement des porcs, les bols ou les trémis
humides devraient être considérés. Deux études récentes (Granger and Cournoyer 1997; Gingras and
Garneau 1997) ont indiqué que l’usage de bol-abreuvoirs ou trémis humides réduit la production de lisier
de 35 à 48% comparativement au système conventionel de trémis sèche et tétine. Une gestion appropriée
de la hauteur des abreuvoir-tétines est essentielle pour réduire le gaspillage de l’eau. La hauteur à
laquelle les tétines doivent être installées dépend de l’angle par rapport au mur et de la taille des porcs qui
les utilisent (Gonyou, 1996). Les systèmes d’alimentation liquide présentent aussi une alternative pour
réduire la consommation et le gaspillage d’eau (Brooks, 1994).

SOCIOLOGIE

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Les contraintes sociales comme décrites par Thu (1996) se réfèrent aux relations, interactions et valeurs
entre les personnes, la famille, le voisinage, la communauté et un groupe et celles-ci influencent le
comportement, les perceptions, les croyances, la qualité de vie et l’adaptation à des conditions
économiques. Les interactions entre les gens et leur environnement sont au coeur de ces contraintes
sociales.
Comme rapporté dans les comptes rendus de « Understanding the Impacts of Large-scale Swine
Production », organisé par Donham et Thu (1995), l’expansion de la production porcine est bien
documentée. Jusqu’à maintenant la plupart de l’attention a été portée sur les aspects technologiques de la
production et peu d’information existe sur les dimensions sociales de ces changements. Une attention
insuffisante a été consacrée à la compréhension de la manière dont les résidents et les communautés
rurales réagissent à ces importants changements technologiques qui surviennent avec l’industrialisation de
la production porcine (Thu, 1996). Par conséquent, plusieurs questions formulées par des producteurs,
des leaders communautaires et des groupes de développement communautaire sur les impacts potentiels
de l’expansion des porcheries de grande taille restent sans réponse.
Dans une tentative de mieux comprendre les contraintes sociales dont fait face la production porcine (tant
du point de vue des opposants que du point de vue des défenseurs), des entrevues personnelles et de
groupe ont été utilisées pour fournir des données qualitatives sur leurs raisons et leurs arguments. Ces
entrevues aident à comprendre « la réalité et l’objectivité » des plaintes des communautés (Donham et
Thu, 1996), et souvent comment la communication entre des groupes opposés est mauvaise.
L’honnêteté, le respect et la réciprocité sont les bases pour des relations humaines, sociales et de bon
voisinage harmonieuses. Dans certains cas, les changements survenus dans l’industrie porcine ont violé
ces valeurs. Inclus dans la liste des violations sont les exemples suivants: une construction qui débute
sans que les voisins ne soient informés comme si aucun inconvénient ne découlerait de cette nouvelle
installation; les craintes des voisins à propos des odeurs considérées comme n’étant qu’émotionnelles,
subjectives, ne relevant que des perceptions et invalides et, comme n’ayant aucune base scientifique; le
manque de solidarité car les voisins ne travaillent pas ensemble pour trouver des solutions; et finalement
les aspects économiques et politiques du projet qui prennent une place prédominante dans les relations
entre voisins avec bien peu d’emphase les aspects sociaux (Thu, 1996).
Les odeurs sont perçues comme la principale contrainte de l’industrie porcine, cependant Thu (1996)
présente plusieurs autres aspects qui ont été soulevés lors des entrevues avec des résidents représentant
différents milieux en Caroline du Nord et en Iowa. Ceci suggère que la résolution des problèmes
d’odeurs ne solutionnerait pas tous les problèmes auquels font face les producteurs de porcs. Thu
(1996:63) a listé ces craintes comme étant: la peur de contamination des cours d’eau publics et des puits,
une diminution des valeurs immobiliaires, la disparition des fermes porcines familiales, des pertes
d’emplois, une perte de contrôle au niveau de la communauté, une perte de valeurs communautaires
comme le voisinage, une absence de prises de décision officielles en plus de problèmes plus spécifiques
reliés aux odeurs qui incluent les empêchements des activités sociales et familiales habituelles et le
développement d’une foule de symptômes au niveau de la santé.
Par exemple, des individus se sentiront lésés par les activités agricoles lorsqu’ils ne peuvent plus profiter
des activités de plein air dans leur cour autant qu’ils n’aimeraient et ce à cause des nuisances (odeurs ou
poussières), que des odeurs fortes envahissent leur maison sur de longues périodes, que les eaux de
surface et souterraines se dégradent ou qu’ils sentent une menace pour leur santé (Tessier, 1998).

ÉLÉMENTS FERTILISANTS

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LE CYCLE DES ÉLÉMENTS
Les déjections animales ont traditionnellement été utilisées comme fertilisant pour les productions
végétales. Ce processus de recyclage des éléments nutritifs rejetés, incluant la production animale et les
produits végétaux nécessaires à leur alimentation, est une manière durable d’assurer une balance et une
récupération de ces éléments (Jongbloed et Lenis, 1993). Toutefois la nouvelle tendance de développer la
production animale sur une base intensive, en augmentant de manière importante la capacité des
bâtiments d’élevage, peut mener à des situations débalancées du point de vue du recyclage des éléments
nutritifs/fertilisants. La concentration de l’élevage dans certaines régions, les améliorations de la
productivité et de la mécanisation, l’importation d’aliments pour animaux et le développement de
fertilisants inorganiques à faibles coûts sont tous des éléments qui jouent un rôle important dans la gestion
des éléments fertilisants d’origine animale. Des situations débalancées aux niveaux des éléments
fertilisants peuvent être observées au niveau de la ferme ou au niveau d’une région lorsque l’ensemble des
fertilisants d’origine animale et des engrais inorganiques qui sont épandus excèdent les besoins en
fertilisants des cultures et d’un sol donné (Jongbloed et Lenis, 1992). De plus l’efficacité globale des
fermes pour la rétention des éléments nutritifs/fertilisants est très faible. Par exemple pour la production
porcine, 3.6 à 10% du potassium (K) de la ration est retenu par l’animal et, pour l’azote (N) et le
phosphore (P) de 18 à 40% des intrants sont retenus (de Lange, 1997). Comme le décrit de Lange (1996),
la situation des éléments nutritifs/fertilisants de l’Ontario peut être présentée comme suit: pour chaque
truie en inventaire par an, 18 porcs destinés à l’abattage sont produits. Les éléments fertilisants rejetés
d’une telle production sont approximativement 114 kg de N, 23 kg de P et 70 kg de K. Ces quantités
seront excrétées dans le lisier et de celles-ci, environ 70% du N, 65% du P et 70% du K proviendront des
porcs qui sont au stade de croissance-finition (de Lange, 1996). Cette situation peut créer de la pollution
et des nuisances (voir les autres sections du document) si le cycle des éléments nutritifs/fertilisants n’est
pas bien balancé.

CHOIX DU SITE

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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Comme les coûts de construction des bâtiments d’élevage et des structures d’entreposage des
fumiers/lisiers sont très élevés, une planification appropriée d’un projet de construction ou de rénovation
d’un bâtiment d’élevage est essentielle. L’impact de la localisation de la ferme sur son voisinage et
l’environnement est directement lié aux nuisances (odeurs, bruits) occasionnées aux voisins et aux autres
utilisateurs du territoire ainsi qu’à la contamination possible des eaux par la proximité de cours ou plans
d’eau (comme les installations doivent être imperméables, un déversement accidentel peut présenter des
risques). L’aspect visuel et esthétique des bâtiments joue aussi un rôle dans l’intégration au paysage.
DISTANCES SÉPARATRICES
La plupart des éléments présentés dans cette section ne réfèrent pas à une directive ou une réglementation
particulière comme présentée dans le Chapitre sur la législation mais sont plutôt des éléments à considérer
lors du choix d’un site de bâtiment d’élevage.
Sweeten (1997) suggère que de planifier le projet pour avoir suffisamment de terre cultivable pour
supporter un site de production est une première étape dans la réduction des impacts environnementaux
de bâtiments d’élevage. Pour réaliser une telle planification, la balance des éléments fertilisants produits
est faite en considérant la taille des installations de production animale, le type d’animaux, le fumier/lisier
produit ainsi que le système de gestion des déjections. En considérant la valeur agronomique des
fumiers/lisiers appliqués sur les cultures comme prévu dans un plan de gestion des éléments fertilisants, la
superficie totale des terres nécessaires pour un troupeau donné peut être obtenue. Si cette superficie totale
est disponible sur un seul site, une zone tampon ou des distances séparatrices suffisantes pour limiter les
nuisances associées aux odeurs par rapport aux voisins devraient être obtenues directement. Le choix
final de l’emplacement du ou des bâtiments doit aussi prendre en considération la distance de la route
d’accès (pour limiter les coûts d’accès aux services comme l’électricité, le gaz, l’eau et les coûts
d’entretien d’une entrée) tout en considérant la proximité des voisins et des autres utilisateurs du
territoire.
Lors de la planification d’un nouveau projet, Jorgenson et al. (1995) suggère d’utiliser une carte ou une
photo aérienne et d’y placer tous les éléments concernant le site et le projet. Les lignes de propriété de la
terre disponible pour la construction de la ferme, les habitations voisines occupées ou non et autres
installations avoisinantes (entreprises, parcs, etc.), les cours ou plans d’eau, la direction des vents
dominants ainsi que les services présents (routes, électricité, disponibilité de l’eau en considérant la
qualité ainsi que la quantité) devraient aussi être intégrés sur la carte ou la photo. Des cercles de 1 et
2,5 kilomètres de rayon peuvent être ensuite dessinés et déplacés sur le terrain disponible présenté sur la
carte ou la photo pour déterminer la localisation du site qui présente le moins d’impact sur le voisinage et
les utilisateurs du territoire et fournir une localisation optimale en considérant l’ensemble des paramètres.

SOLS

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SOL ET LE CYCLE DES ÉLÉMENTS FERTILISANTS
Le sol fournit un support aux plantes et il joue un rôle important dans le cycle des éléments
nutritifs/fertilisants, en emmagasinant ceux-ci dans certaines conditions et en les rendant disponibles aux
plantes dans d’autres conditions. Selon l’élément et les variations dans les caractéristiques du sol (comme
texture, structure, pH, densité, contenu en matière organique, drainage, concentrations des macro et micro
éléments, capacité d’échange cationique et le niveau d’activité des micro-organismes), le climat, le cycle
des éléments et la capacité des plantes à récupérer ces éléments, son cycle sera grandement affecté par la
localisation (OMAFRA, 1994b). La disponibilité des éléments pour les plantes varie avec le temps;
seulement une fraction de ce qui est appliqué est utilisée la première année par les plantes et la portion
restante devient disponible aux plantes lentement sur les années qui suivent. Pour le N, cette fraction
varie de 50 à 70% d’utilisation la première année; pour le P, la portion utilisée la première année peut
varier de 10 à 40% selon le mode d’épandage et pour le potassium (K) l’utilisation représente de 20 à
25% (OMAF 1994b; FB 1994). La détermination d’un taux d’épandage ne peut donc pas être faite en
considérant seulement les éléments présents dans le fumier/lisier et les besoins des plantes à fertiliser.
Pour les éléments comme le N, qui est libéré en quantité relativement importante par la minéralisation de
la matière organique dans les sols (50 – 100 kg N/ha par an), la capacité du sol à libérer des éléments doit
être considérée et des analyses de sol doivent être réalisées de manières régulières pour déterminer les
éléments additionnels qui sont nécessaires aux plantes et qui ne sont pas déjà disponibles dans le sol
(Lorimer 1995; OMAF 1994b; Schmitt et Rehm 1997; Goss et al. 1996). De plus l’estimation des
rendements de culture devraient être basés sur les rendements des années antérieures. Une surestimation
de rendement peut entraîner une surfertilisation et un lessivage ou une accumulation d’éléments
fertilisants au niveau du sol. Toutefois une sous-estimation de rendements peut entraîner une sousfertilisation
et ainsi réduire les rendements et la marge de profit ( OMAF 1994b; Schmitt et Rehm 1997;
Lorimer 1995).
Différentes réactions vont survenir après l’épandage. Certaines pertes se produiront sous forme de
volatilisation de N (NH3), de ruissellement, d’érosion, de lessivage et de dénitrification (pertes directes de
N sous forme de N2, N2O ou NO) (FB 1994; OMAF 1994b). Le N et le P sous formes minérales sont
trouvés dans le fumier/lisier mais la plus grande partie de ceux-ci est présente sous forme organique.
Le P est retenu par les particules dans le sol jusqu’à une certaine concentration, toutefois lorsque plus de
P est ajouté du lessivage se produira (FB 1994; Evans et al. 1984; Lorimer 1995; Simard et al. 1996). Le
P inorganique est cependant très mobile et s’attache aux particules de sol et le mouvement du P
surviendra par érosion éolienne et hydrique (OMAF 1994b; Lorimer 1995). Un résultat d’analyse de sol
donnant une concentration en P de plus de 30 ppm indique que les taux d’application de fumier/lisier
doivent être ajustés et que le P doit devenir l’élément limitant dans le calcul des taux d’épandage
(Lorimer, 1995). Pour ce qui est du P, des taux élevés d’épandage entraîne une augmentation de la
concentration de P dans le sol avec le temps. Par exemple, des analyses faites dans les premiers 20 cm
d’un loam limoneux ont montré une augmentation de 50% de la concentration en P de 42 ppm en 1990 à
63 ppm en 1996 et ce pour un taux d’épandage de 77 kg de /ha-an. Pour la même période, la
concentration a augmenté de 49 à 85 ppm pour un taux d’épandage de 97 kg de P/ha-an (Randall, 1997).
Le N présent dans le lisier non traité est principalement sous forme organique et ammonium (NH4
+) et
n’est pas mobile lorsqu’incorporé dans le sol (OMAF 1994b). La forme organique du N et du NH4
+ peut
toutefois se déplacer aux eaux de surfaces si le lisier n’est pas incorporé après l’épandage et que
d’importantes précipitations surviennent causant du ruissellement. Dans le sol, la minéralisation
transforme la partie organique du N en NH 4
+, et généralement la nitrification suivra pour transformer le
NH4
+ en NO3
-. Les sols qui ont un haut taux de NO3
– sont plus propices au lessivage de ce composé vers
les eaux souterraines ou vers le s eaux de surface particulièrement si les sols sont équipés de systèmes de
drainage car cette forme de N est très mobile dans les sols. Le lessivage à travers les sols jusqu’à la nappe
phréatique peut se produire sur une longue période selon la quantité de précipitations qui survient. De
manière à rencontrer les quantités de N nécessaires aux plantes, la contribution en N du sol avant la
fertilisation par engrais minéraux ou organiques (fumier/lisier), la minéralisation du N provenant de la
matière organique, la contribution directe de N de l’atmosphère et la contribution provenant de l’engrais
appliqué doivent tous être considérées (Lorimer 1995; FB 1994; Goss et al. 1996).

L’ÉLIMINATION DES CARCASSES

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Les animaux morts sur une ferme de production porcine peuvent être la source de pollution et de nuisance
s’ils ne sont pas éliminés de manière convenable. Comme la taille des cheptels augmente, le nombre de
carcasses, qui devraient être enterrées, devient important même si le taux de mortalité est très bas. Si l’on
considère l’environnement, la collecte des carcasses par une compagnie d’équarissage est le moyen le
plus efficace de les recycler. Une prise en charge rapide des carcasses prévient l’émission des odeurs.
Lorsque la reprise n’est pas faite fréquemment, des installations de réfrigération ou de congélation
devraient être considérées. L’accès aux carcasses doit être donné au service d’équarissage, cependant ce
site doit être à l’extérieur du site de production et hors de vue de la route ou des habitations voisines et ne
pas présenter de risques pour la biosécurité par le transport de maladies pouvant provenir de d’autres
fermes.
L’enterrement des carcasses est une autre alternative (Swine Odor Task Force, 1995). Le site choisi
comme fosse pour l’enterrement doit être sélectionné correctement et doit être géré de manière à prévenir
les lessivages pouvant survenir de la dégradation des carcasses et qui pourraient rejoindre les eaux de
surface ou souterraines. Dans les zones où la nappe phréatique est élevée et/ou que les sols sont très
perméables, l’enterrement de carcasses doit être évité. Dans les conditions d’hiver, cette solution n’est
pas disponible car les sols sont gelés et l’accumulation de neige rendent l’enterrement impossible ou très
difficile (Glanville, 1995). La législation provinciale dicte les conditions qui doivent être respectées
lorsqu’il y a enterrement des carcasses.
Le compostage est une technique qui peut être considérée pour l’élimination des carcasses en assumant
que les conditions de compostage sont adéquates. Cette méthode peut être une alternative qui permet
l’élimination des carcasses sur la ferme et le compost qui en résulte peut être valorisé comme fertilisant
s’il est épandu à des taux adéquats. Des travaux ont été réalisés et plusieurs facteurs ont été définis pour
maximiser le processus de compostage (Fulhage 1997; Fulhage et Ellis 1996; Morris et al. 1996a). Le
bran de scie est le matériau qui fournit les meilleures conditions pour un processus de compostage rapide
et complet car la température à l’intérieur de bran de scie reste plus haute que dans la paille. Le processus
de compostage sera efficace durant l’hiver pour des conditions de l’Ontario en autant que le cycle de
compostage n’est pas commencé durant les mois les plus froids de l’année (Morris et al., 1996a). Au
moins six mois sont nécessaires pour produire un compost mature en autant qu’il y a eu brassage et
aération de la pile après trois mois (Fulhage 1997; Fulhage et Ellis 1996; Morris et al. 1996a; Glanville
1995). Un peu d’attention doit être portée à la surface sur laquelle repose la pile de compost car de
l’écoulement peut être produit durant le processus (Morris et al., 1996a, b), et peut contaminer les eaux de
surface et souterraines.
La fermentation des animaux morts est présentée par la Swine Odor Task Force (1995), comme étant un
moyen de recycler les carcasses comme aliments sur la ferme. Les carcasses sont hachées en petits
morceaux et mélangées à une solution fermentable de’hydrate de carbone et de bactéries acidifiantes. Un
équipement spécial est utilisé pour hacher les carcasses et le mélange doit être entreposé dans un
contenant non-corrosif non hermétique. Les bactéries vont acidifier rapidement les tissus pour en faire un
mélange stable de boue ensilée lorsque fermentation est faite dans les bonnes conditions. Le produit
obtenu peut être utilisé comme ingrédient dans la ration. Ce processus a été utilisé en Europe pour traiter
les boues provenant d’abattoirs. Cependant, cette technique nécessite une gestion rigoureuse et un
entretien quotidien. Cette technique n’est pas utilisée présentement au Canada.

ÉMISSIONS DE GAZ

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ÉMISSIONS AÉRIENNES PAR LES BÂTIMENTS DE PRODUCTION
Les émissions aériennes causées par les fermes de production animale peuvent avoir des conséquences
négatives sur les animaux, les agriculteurs, les résidents voisins, l’environnement immédiat de la ferme
ainsi que l’atmosphère en raison de la diffusion de contaminants dans l’air. Les gaz, les odeurs de même
que les poussières sont les principales composantes de ces émissions aériennes. Leurs impacts, leurs
modes de diffusion ainsi que leurs rayons d’action sont cependant différents en raison de leurs propriétés
particulières. Par conséquent dans ce document, chacun de ces types d’émissions est traité séparément
dans les sections odeurs, émissions de gaz et poussières.
ÉMISSIONS DE GAZ
Les différents gaz produits par les fermes de production animale ont un impact sur la qualité de l’air dans
les bâtiments d’élevage ainsi que sur l’environnement immédiat de ces bâtiments en raison de la diffusion
de ces gaz par le système de ventilation. Des émissions sont aussi produites au niveau de la manutention,
l’entreposage et l’épandage des fumiers/lisiers. Dans les bâtiments clos certains gaz comme : le méthane
(CH4), le sulfure d’hydrogène (H2S) et le monoxyde de carbone (CO), peuvent causer des problèmes
sérieux de santé allant jusqu’à la mort lorsque leur concentration dépasse un niveau critique. De son côté,
l’ammoniaque (NH3) constitue un irritant pour le système respiratoire. Lorsque l’on considère leur
diffusion dans l’atmosphère, les gaz découlant des activités de production animale peuvent être regroupés
en deux catégories : 1) les gaz responsables de l’acidification et l’eutrophisation de l’environnement tels
le NH3, les oxydes d’azote (NO, NO2, NOx) et les composés organiques volatils et, 2) les gaz à effet de
serre tels le bioxyde de carbone (CO2), le méthane ainsi que les oxydes d’azote qui ont tous été reliés aux
phénomènes de réchauffement global et de détérioration de la couche d’ozone (Schulte, 1997).

POUSSIÈRES

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POUSSIÈRES DANS LES BÂTIMENTS D’ÉLEVAGE: SOURCES, COMPOSITION ET TYPE
La poussière est normalement considérée comme un des contaminants présents dans les bâtiments
d’élevage. La poussière est générée par la ration, la litière, le fumier/lisier séché, les débris de peau et les
matériaux du bâtiment (Maghirang et al., 1995). Selon Zhang et al. (1994), d’autres formes de partic ules
aériennes aussi appelés bioaérosols incluent des bactéries, endotoxines et moississures. En effet, Butera
et al. (1991), ont trouvé que les moississures représentaient moins de 1% du total des microorganismes
dans la poussière des porcheries de croissance-finition. Les bactéries gramme positive représentent
jusqu’à 72% de toutes les bactéries isolées. Martin et al. (1996) ont démontré que la poussière peut être
composée de plusieurs éléments car ils ont trouvé six espèces différentes de bactéries ou fongus dans la
poussière provenant d’une pièce où il n’y avait pas de porc et 22 différents microorganismes ont été
détectés dans la poussière provenant d’une pièce où des porcs étaient gardés.
La poussière respirable est définie comme étant composée de particules ayant un diamètre aérodynamique
moyen de moins de 5 mm (Pearson and Sharples, 1995). Elles peuvent être inhalées profondément dans
les poumons des humains ou des animaux où elles peuvent se loger dans les alvéoles. Les particules plus
petites que 0.5 mm demeurent normalement en suspension et sont expulsées lorsque la personne ou
l’animal expire. Les particules totales de poussières sont très souvent définies comme de la poussière
inhalable.
Les concentrations massiques de poussières totales ont été mesurées dans la section pouponnière d’une
porcherie ventilée mécaniquement durant la saison chaude. L’échantillonnage s’est effectué sur 13 jours
durant une période de six semaines (Maghirang et al., 1997). La fraction de poussière respirable a varié
de 2 à 30% de la poussière totale avec une valeur moyenne de 11%. Si on considère la quantité d’énergie
nécessaire pour produire de la poussière provenant de la ration, Jansen et Feddes (1995) ont conclu que
les matières fécales sont probablement la source majeure de poussières respirables provenant de bâtiments
d’élevage. Pickrell et al. (1993) ont aussi observé que les petites particules en suspension dans les
porcheries ont des concentrations quatres fois plus élevées en endotoxines que les particules plus grosses,
suggérant ainsi qu’elles contiennent une plus grande concentration de matières fécales. Par conséquent,
particulièrement dans les porcheries, les poussières respirables proviennent du fumier/lisier séché. Parce
que ces particules sont biologiquement actives et qu’elles pénètrent dans les poumons, la poussière
respirable peut avoir des effets néfastes sur la santé des animaux et des travailleurs.

Les effets pulmonaires de l’exposition à l’air de porcherie.

Posted in: French Articles by admin on January 1, 2006 | No Comments

La production porcine a subi de rapides changements en passant d’opérations de taille familiale jusqu’aux entreprises industrielles à grande échelle. Vu qu’un nombre augmentant de porcs sont élevés à grande échelle dans un environnement confiné, certains employés de ces porcheries peuvent être employés pour travailler huit heures par jour. Les travailleurs de porcherie présentent une incidence plus élevée d’obstruction pulmonaire et d’inflammation des poumons, ce qui est attribué à des expositions de haute intensité à l’air des porcheries et à des expositions interrompues. L’air dans ces porcheries contient des gaz, de la poussière, des microbes et des endotoxines; ces endotoxines est le principal agent soupçonné de causer des problèmes respiratoires. Cette revue tente de décrire l’état courant de la connaissance des incidences et des mécanismes problèmes respiratoires suivant l’exposition à de l’air de porcherie.

Une revue des maladies associées au circovirus type 2 du porc et de son contrôle

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Depuis sa découverte et sa caractérisation dans l’Ouest canadien en 1995, l’importance et la propagation de la maladie de l’amaigrissement du porcelet (MAP) se sont accrues et la maladie est, sans l’ombre d’un doute, un enjeu important pour l’ensemble de l’industrie porcine. Plus récemment, il y a un intérêt plus prononcé sur la MAP dû à une explosion de cas répertoriés dans l’est du Canada, commençant vers la fin 2004 particulièrement au Québec et en Ontario. La MAP est causée par le circovirus type 2 (PCV2) des porcs, un petit virus à ADN monocaténaire. C’est le seul circovirus connu qui peut causer des maladies chez les mammifères, cependant les circovirus peuvent causer plusieurs maladies chez les oiseaux incluant l’anémie infectueuse du poulet et la maladie du bec et des plumes (PBFD). En contraste, le circovirus type 1 des porcs (PCV1) ne cause pas de maladie chez les porcs et celui-ci est génétiquement et antigéniquement distinct du PCV2. En plus de la MAP, PVC2 est associé au complexe des maladies respiratoires du porc (PRDC) et à la pneumonie proliférative et nécrosante(PNP). Celui-ci a aussi été associé à plusieurs problèmes de santé incluant la cyphose du porc (porcs bossus), la dermatite porcine et le syndrome néphrotique, les tremblements congénitaux (CT-AII), myocardite prénatale et problèmes de reproduction. Il faut toutefois prendre note que l’action du PCV2 dans ces problèmes de santé n’a pas été prouvée. Pour causer la MAP, l’infection au PCV2 est absolument nécessaire (Krakowka et al., 2000; Kennedy et al., 2000; Bolin et al., 2001) et ce, bien que le virus soit omniprésent et rencontré à travers le monde tant dans des troupeaux de porcs en santé et que malades. De plus, la sérologie recueillie dans des élevages de l’ouest et de l’est du Canada en 1997/98 (Harding, 2000) a prouvé que les niveaux d’antigènes spécifiques PCV2 parmi les troupeaux cliniques et non-cliniques n’étaient pas significativement différents. Il est donc clair que l’épidémiologie et la pathogenèse du PCV2 associées aux maladies sont très complexes et qu’elles représentent des défis importants pour les chercheurs et pour l’établissement de programmes de contrôle efficaces. Cependant, plusieurs vaccins commerciaux en attente de certification canadienne contribueront à supporter les efforts de contrôle dans les élevages. Maladie de l’amaigrissement du porcelet (MAP) – Il y a plusieurs signes cliniques classiques de la MAP qui fournissent les bases à un diagnostic clinique préliminaire. Des plus communs aux moins fréquents, on observe des ganglions enflés, un dépérissement, de la difficulté à respirer (dyspnée), de la diarrhée, de la pâleur et de la jaunisse (Harding et al., 1998a & 1998b; Cottrell et al., 1999; Harms, 1999a). Bien que tous ces symptômes ne soient pas retrouvés dans un seul animal, les élevages affectés démontreront la majorité, ou même la totalité de ceux-ci dans une certaine période de temps. D’autres symptômes cliniques, tels que toux, fièvre, ulcération gastrique, méningite et mort soudaine ont été reportés, mais se présentent moins souvent (Harms, 1999a; Wellenberg et al., 2000). Certains ont pu être causés partiellement, ou aggravés par des infections secondaires, car le PCV2 semble être immunosuppressif. Les symptômes cliniques du PNWS sont traditionnellement restreints aux groupes de porcs récemment sevrés, mais plus particulièrement tard en pouponnière et tôt dans la phase croissance, typiquement chez les porcs âgés entre 7 et 15 semaines (Harding et al., 1998b). Toutefois l’épidémie de 2004/05 au Québec semble avoir affecté de façon préférentielle les porcs en finition ; les raisons pourquoi cela s’est produit ne sont pas encore tout à fait claires. Avant 2005, le PWNS en Amérique du Nord causait des mortalités minimales, mais toutefois persistantes. Plus rarement, des épidémies sévères ont causé des taux de mortalité en post sevrage substantiellement plus grands. De grands taux de mortalité persistants ont été observés en Europe durant la dernière décennie. Il est possible que cette situation se reproduise maintenant, ici au Canada, après une période de 8 ans sans épidémies majeures. Suivant ces observations, je prédis une lente progression de cette sévère maladie clinique de l’est du Canada vers l’ouest durant les 12 à 24 mois prochains. Les raisons attribuées à ces épidémies volatiles et soudaines dans des régions spécifiques sont inconnues. Les théories envisagées incluent la mutation du PCV2 en souches plus virulentes, la présence d’un cofacteur non-attribué au PCV2, mais tout de même contagieux, ou des changements dans la gestion de la ferme qui ont pu « déclencher » l’apparition de l’épidémie. Cette dernière hypothèse est appuyée par la découverte que certains adjuvants pour vaccins transmettent le PMWS sous des conditions expérimentales et certaines conditions sur le terrain (Allan et al, 2000). Le taux de mortalité des porcs cliniquement affectés est typiquement élevé, particulièrement aux premières étapes de l’épidémie, mais celui-ci peut être réduit grâce à la mise en place de bonnes pratiques de régie et thérapeutiques (Madec et al., 2000). Maintenir une densité animale idéale en enclos, une ségrégation par âge et un système en « tout plein, tout vide » des porcs avec un retrait rapide des animaux malades est largement recommandé. Une révision des programmes de vaccination est aussi une mesure recommandée. Des études préliminaires sur les désinfectants réalisées in vitro ont démontré que plusieurs produits couramment utilisés sont inefficaces (Royer et al., 2000). Ces études corroborent nos connaissances sur le fait que d’autres circovirus sont très résistants et ne peuvent être désactivés par les détergents et désinfectants. Dermatite porcine et syndrome néphrotique (PDNS) – Le PDNS est une maladie vasculaire à médiation immunitaire qui affecte la peau et le rein, qui fut premièrement décrite au Royaume-Uni (Smith et al., 1993; White and Higgins, 1993). Les symptômes les plus communs sont le développement de lésions sur la peau, rondes ou de forme irrégulière, de couleur allant du rouge jusqu’au violet, et qui se combinent pour former de plus grandes plaques. Les lésions sont habituellement aperçues en premier sur l’arrière-train, les pattes et l’abdomen, mais peuvent s’étendre jusqu’au thorax, aux flans ou aux oreilles. Les animaux légèrement affectés peuvent demeurer réactifs, alertes et souvent peuvent guérir de façon spontanée. Ils n’ont généralement pas de fièvre. Les animaux affectés sévèrement peuvent démontrer de la faiblesse, de la fièvre, de l’anorexie ou une perte de poids. Une mort soudaine peut arriver, mais cela est rare. La lésion caractéristique du PDNS est une vascularite nécrosante systémique de la peau et des reins. De manière générale, ceux-ci sont plus gros, pâles et sont souvent couverts de petites hémorragies pétéchiques. Des lésions microscopiques sont une caractéristique d’une hypersensibilité de type 3, un désordre à médiation immunitaire causé par les dépôts de complexes immuns dans les parois capillaires vasculaires et glomérulaires (Duran et al., 1997; Drolet et al., 1999). Le PDNS affecte les porcs en pouponnière et en croissance-finition de manière généralement sporadique (Thompson et al., 2000; Gresham et al., 2000). Bien qu’il pose un problème important en Europe, le PDNS est peu fréquent au Canada, mais il semble être propre à des élevages individuels, ce qui solidifie la théorie que le PDNS soit lié à la lignée génétique. Il existe un lien entre le PDNS et le PCV2 ; l’antigène et/ou l’acide nucléique du PCV2 a été retrouvée dans les tissus des porcs qui ont le PDNS (Rosell et al., 2000) et il a aussi été associé avec des lésions aux reins de porcs affectés (Clark, non publié). Le PDNS doit être
considéré dans l’établissement d’un diagnostique chez des porcs qui ont des lésions à la peau et aux reins, surtout pour les maladies de la peau causées par Erysipelothrix rhusiopathiae et Actinobacillus suis. La myocardite prénatale et problèmes de reproduction – La présence et le rôle du PCV2 dans les cas de problèmes de reproduction sont plus fréquents dans les troupeaux en démarrage (Sanford, 2002), mais ce n’est pas une observation directement liée aux épidémies de PWNS. Après les premiers rapports de problèmes de reproduction associés au PCV2 dans deux troupeaux de l’ouest du Canada en 1999 (West et al, 1999; O’Connor et al., 2001), des rapports similaires ont été faits en Iowa et en Europe de l’ouest (Ohlinger et al., 2000; Janke, 2000). Les élevages affectés ont rapporté des avortements, des taux élevés de morts nés et de momifications fœtales avec des quantités variables d’antigènes du PCV2 présents dans les tissus fœtaux, et dans les lésions cardiaques des porcelets affectés par la myocardite. Une infection de PCV2 est aussi présumée dans les épidémies de PMWS chez des cochonnets CDCD (Jolie, et al., 2000; Harms et al., 1999b), ce qui suggère qu’une transmission verticale est possible. Aujourd’hui, les scientifiques croient que cette maladie reproductive associée avec le PCV2 est rare et que la transmission verticale ne pourrait pas être un mécanisme primaire de la propagation de la maladie. Cependant, il a été reporté récemment que les verrats peuvent transmettre le PCV2 par leur sperme pour de longues périodes de temps (McIntosh, 2005), et des preuves anecdotiques sur le terrain appuient ce rôle potentiel de transmission verticale de PCV2 dans certains élevages. Les vaccins de PCV2 – Au moment d’écrire cet article, il n’y a pas de vaccins certifiés sur le marché nord-américain, bien que plusieurs compagnies pharmaceutiques aient des produits en développement. Les recherches du domaine public qui documentent l’efficacité de ces vaccins expérimentaux sont limitées, mais la recherche expérimentale et sur le terrain s’annonce bien (Charreyre, 2005; Meng, 2005). Les produits en phase de développement ciblent les troupeaux reproducteurs, pour augmenter l’immunité passive des porcelets, ainsi que les troupeaux de commerciaux, pour initier une immunité active en post sevrage. Des vaccins tués et des vaccins vivants atténués sont tous deux en phase de développement. L’usage de vaccins autogènes a été suggéré, cependant il s’avère peu probable que les vaccins autogènes pour le PCV2 soient efficaces car le PCV2 est difficile à faire croître en culture tissulaire et il est très résistant à l’inactivation. Sommaire – Notre compréhension des facteurs influençant l’apparition et la sévérité du PMWS dans les élevages affectés est une lacune, de même qu’une compréhension des facteurs liés à l’épidémiologie et au déclenchement de celui-ci. Le processus de développement des anticorps démontre que le PCV2 circule de façon active dans les élevages naisseur-finisseur tôt en post sevrage (pouponnières, début de croissance-finition) et que la transmission horizontale est considérable. La présence d’anticorps du PCV2 dans les troupeaux non-cliniques indique clairement que le PCV2 seul est incapable de causer une maladie clinique sévère, mais celui-ci est absolument nécessaire pour causer une infection de PMWS. La potentiation du PMWS par coïnfection avec le parvovirus porcin et le virus PRRS a été prouvé de façon expérimentale (Krakowka et al., 2000; Kennedy et al., 2000; Harms et al., 2000) et il est très probable que ce soit un phénomène se produisant sur le terrain. Jusqu’à ce que les vaccins soient disponibles à l’industrie canadienne, les producteurs devraient augmenter la biosécurité de leur élevage pour minimiser le risque de propagation régionale, et ils devraient limiter l’achat de sperme et/ou d’animaux vivants provenant de pays ou des régions qui ont connu des épidémies.
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